lundi 9 novembre 2015

Villechabrolles


Chêne à fouillades

Dans ce pâturage enfant j'ai gardé les vaches
(Un peu comme un Cowboy sans cheval ni colt ni lasso)
Le paysage à peu changé si ce n'est que des haies ont été rasées sans doute pour être plus en adéquation avec l’élevage actuel 

Déjà gaillardement ce chêne trônais  à la même place.

Vous allez me dire: Pourquoi ce titre pourquoi cette forme ?
Cela vient que longtemps dans les campagnes pauvres, les hivers étaient rudes le fourrage rare, pour faire un complément de nourriture surtout pour les moutons. En pleine feuillaison généralement en août les branches des chênes étaient coupées mise en fagots et séchées à l'ombre.
             En un demis siècle ce pays de polyculture a été complétement métamorphosé les parcelles les plus pauvres ont été ou abandonnées, au mieux platées d'épicéas, tout ce qui pouvait être transformé en pâturage l'a été  pour faire de l’élevage de limousines...
Il est relativement triste de traverser des villages toujours animés autre fois complétement déserté de nos jours (il n'y même plus une poule à écraser)  ...

"Moun dio coumo quéè déveingü" dirait ma défunte grand mère .

 ☼   ☼   ☼             


11 commentaires:

  1. Bonjour
    Voilà un sujet bien interessant dont j 'ignorais tout encore ...
    Merci pour tes explications , et oui ces villages font peine à voir maintenant !
    Bonne journée

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  2. Ma grand'mère, que je n'ai pas connue, disait (parait il) "j'aime mieux mon thé au lait que monter à l’échafaud"
    Le bocage a disparu, ce n'est bon ni pour la diversité ni pour le sol qui ravine plus aisément (sans compter les inondations)
    Quant au chêne à fouillades, chaque région a un nom pour ses chênes, je ne me souviens plus de celui du Beaujolais, du coté de Bully
    Ton chêne il a les bourgeons qui le démangent....
    Ta photo est sympa, p'tête qu'il y a des rosées de près dans celui-ci justement

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    1. J'ai retrouvé le nom du chêne de Bully : le chêne patouillard

      http://cartographic.info/france/map.php?id=1470313

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  3. Pour rebondir sur ton dicton / les fougères... Dans les Ardennes, un forestier nous a parlé des fougères aigles disant que là où elles passent rien ne repousse, je me demande s'il ne les a pas surnommées "Attila", je n'ai rien trouvé sur le surnom mais sur les fougères j'ai trouvé ça >

    http://www.espaces-naturels.info/node/923

    < "Il y a cent ans, la progression de la fougère aigle était limitée par la culture et le pâturage. Depuis l’abandon de ces pratiques, son recouvrement a plus que doublé en Europe : elle est présente sur de nombreux sites naturels protégés. Or, compte tenu de ses caractéristiques (fort ombrage du sol, multiplication végétative, présence de rhizomes la rendant très compétitive), elle occasionne une fermeture des paysages, accompagnée d’une diminution de la biodiversité végétale et animale. Son système de rhizomes (90 % de la plante) lui permet d’exercer une forte concurrence pour l’eau et les nutriments vis-à-vis des autres plantes. Une fois installée, elle est difficile à éliminer."

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  4. Bonjour,
    Très belles photos et explications très intéressantes, merci !
    Bonne semaine, bises !

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  5. Bien nostalgique ce billet!
    Très belle ta dernière image. Les campagnes sans les talus de nos jeunesses sont bien différentes en effet à cause de ces grands espaces cultivés d'un coup mais quand on parle aux agriculteurs, ils les regrettent les talus et certains réapparaissent.
    Si tu viens un jour chez nous (en ville) tu auras peut-être l'occasion d'écraser une ou plusieurs poules et/ou un coq qui se promènent souvent en liberté, en fait tout ce petit gang adore s'échapper.

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  6. Partout, en Lorraine aussi, les haies ont été rasées... et les oiseaux qu'elles abritaient ont disparu :-((

    Il a vraiment une dégaine originale ton chêne, j'adore !

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    1. Ce n'était pas des haies tel dans le bocage vendéen ou normand c'était des murs en pierres sèches avec parfois un arbre comme ici le chêne...

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  7. Je suis en train d'essayer de t'imaginer te déroutant pour écraser les poules sur le bas-coté.
    Adopter une poule est à la mode, même en ville, c'est un truc de bobo. C'est pas rien pourtant d'avoir une poule, des fois elles attrapent la maladie et il faut parfois aussi les faire passer de vie à trépas, sauf si on est près à les garder > mort naturelle s'ensuive...

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  8. Tu as dit que les généraux faisaient fusiller leurs propres soldats, tu fais sans doute allusion à Nivelles >

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Georges_Nivelle

    Mon grand père était officier, il a pris du grade au fur et à mesure que ses supérieurs mourraient ce qui allait assez vite en ce temps là. J'avais vu une émission de "la marche du siècle" de JM Cavada consacrée aux poilus avec des poilus survivants, il se trouve qu'il y en avait un du même régiment que mon grand père, il a dit que pour les officiers c'était pire que tout car ils étaient toujours devant....

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  9. Mon grand oncle était dans l'artillerie, certes pas de corps à corps mais c'était toujours vers eux qu'étaient dirigés les obus !
    (Lorsqu'ils étaient repérés, mais ils se déplaçaient)

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